Bon, il va bien falloir que je me jette à l'eau pour dire ce que j'ai
pensé de ce livre, lu il y a déjà plusieurs semaines, lu en petites
tranches puis abandonné et enfin repris dans sa globalité. Pourquoi me
jeter à l'eau? Parce que je sais qu'Arnauld, l'auteur, est très impatient
d'avoir des avis de lecteurs sur ce dernier ouvrage paru... Désolée,
Arnauld, d'avoir tardé... Si j'ai tardé, c'est parce que je suis bien embêtée. Parce que j'ai du mal à me faire une opinion
tranchée sur ce livre, que j'attendais pourtant avec impatience. Et
puis zut... On ne me demande pas une opinion tranchée, on me demande
mon avis. J'ai mis du temps à m'en faire un. En voici l'ébauche:
L'histoire se passe pendant la Grande Guerre. Un prêtre recueille au
fond d'une tranchée un homme nu comme un ver, qui ne se souvient de
rien et ne sait même plus qui il est. Il l'héberge, le nomme Adam (en
attendant) et tente de lui l'aider à recouvrer la mémoire. Agnès, jeune
fille recueillie elle aussi par l'abbé, tombe amoureuse d'Adam. Mais
voilà qu'un deuxième homme ressemblant étrangement à Adam fait son
apparition...
C'est un livre qui mérite réflexion et qui, après plusieurs tentatives
de lecture, m'a laissée profondément décontenancée... Je ne suis pas
sûre d'avoir tout compris de cette histoire étrange, je l'avoue, et
c'est pourquoi j'ai laissé mes impressions se décanter, comme pour un
vin. Mais je peux dire que lorsque je l'ai refermé, j'ai eu
l'impression qu'un souffle brûlant était passé en moi. Dans ces pages,
religion, amour et souffrance se mêlent et s'entremêlent jusqu'à se
fondre. Et puis tout bascule dans le... fantastique, le métaphysique?
Quelque chose m'a échappé dans ce livre, c'est certain, mais je ne
désespère pas de le trouver... Je le relirai, c'est sûr.
Un mot sur l'écriture, parce qu'un roman bien écrit, on n'en trouve pas
tant que ça et que j'attendais Arnauld au tournant après
l'émerveillement laissé par ses deux précédents romans... J'ai lu quelque part "une écriture exigeante".
C'est exactement ce que je ressens. Le vocabulaire est très soigné, les
phrases sont ciselées comme par un orfèvre des mots. Rien n'est laissé
au hasard. Moi, ça me plaît. Je me régale à relire certaines phrases,
même dans les passages les plus sombres, qui sont comme des
gourmandises pour la langue française. On a si rarement l'occasion de
se faire plaisir avec les mots...
Voilà mon impression, mi-figue, mi-raisin... Je sais que "Le Cimetière des Anges"
n'est pas un roman qui se laisse aborder "comme ça". Une écriture
exigeante, certes, mais l'histoire ne l'est pas moins... Un roman à
lire et à ... relire!
C'est l'histoire d'un libraire.
Etonnant, non? Mais ce libraire-là, vous n'en rencontrerez pas
tous les jours... Il est un peu... comment dire... bizarre? Etrange?
Un peu fou-fou? Mais tellement attachant! C'est sûr, les
vissicitudes du commerce ne l'atteignent pas mais quel bonheur de le
suivre dans sa vie quotidienne, dans ses rencontres avec les clients,
dans ses lectures...
C'est une merveille, ce petit livre...
D'abord, ça parle de libraire, et donc de livres. Ça
ne peut donc pas être bien mauvais... Et puis, ça parle
d'amour, de bonté, de générosité. Un vrai
petit bijou!
Pour tout vous dire, on aurait envie de
rentrer dans l'histoire pour faire résonner le
poudoupoudoupoudou de la porte de la librairie, pour boire une tisane
avec le libraire ou même juste pour s'imprégner des
lieux!
Un livre qui me fait trotter comme une
petite chanson dans la tête, un livre qui rend joyeux, un livre
qui rend heureux! Elle est pas belle, la vie?!
Dans ce livre, Denise Bombardier,
québecoise qui a vécu de nombreuses années en
France, nous fait part des choses qu'elle reproche à notre
beau pays et à ses habitants...
Je m'attendais à un livre un peu
humoristique sur les Français et leurs nombreux travers. Et
bien non... En tout cas, moi, je n'ai pas trouvé ça
drôle si c'était sensé l'être.
On s'en prend plein la gueule (pardon
pour l'expression, mais je ne vois pas comment le dire autrement),
parfois avec raison, sûrement, d'autres fois non. J'ai vraiment
eu l'impression que l'auteure réglait ses comptes, notamment
avec les milieux intellectuels (et parisiens) mais j'ai eu de la
peine à me sentir concernée. Je me suis surtout sentie
attaquée, même si elle n'avait pas toujours tort. C'est
peut-être dû à l'effet "post-non à la
constitution" qui me culpabilise un peu et me rend un brin
parano...
Bref, j'ai été déçue.
C'est des choses qui arrivent!...
Je m'aperçois qu'en dehors de mes notes de lecture, je suis restée
plutôt discrète ces temps-ci. Débordée par cette fin d'année scolaire,
je me disperse entre le bookcrossing, les réunions de parents d'élèves,
la préparation de la fête de l'école maternelle, la pré-préparation de
la rentrée au collège et malgré tout ça, je trouve encore le temps de
bloguer (désintoxication nécessaire!!!) et de lire un peu...
Vivement la fin du mois qu'on y voie plus clair...
Regardé la docu-fiction sur France 2 l'autre soir: 2025, ça fait peur!
Le débat qui a suivi était assez intéressant, avec de bons
intervenants. Bougeons-nous, vite, si on ne veut pas en arriver là...
D'un autre côté, à quoi ça sert que j'aie commandé un kilo de noix de
lavage pour faire des lessives propres si le plus gros pollueur du
monde refuse de reconnaître ses torts et de faire des efforts...
Est-ce que mes "petits riens" serviront à quelque chose???
Je réponds ici à l'invitation de Speedy et
j'avoue que j'ai dû faire travailler les quelques neurones valides qui
me restent pour répondre à certaines des questions (hum, c'est dur, un
vendredi après-midi!). Alors voilà!
Quelle est la chanson:
* qui vous rappelle un(e) ex-petit(e) ami(e): "J'ai épousé une ombre" (chanson du film chantée par Johnny Halliday, introuvable de nos jours. Si quelqu'un met la main dessus, je suis preneuse!)
* qui vous fait rire : "Y'a une fille qu'habite chez moi" (Bénabar)
* qui vous fait réfléchir sur la vie : "Je suis de celles" (Bénabar)
* qui vous rappelle celui que vous aimez : "Mourir les sirènes"
(Canada). Tombée dans les oubliettes de ma mémoire (et probablement
dans celles de l'humanité toute entière), elle vient de refaire surface
alors que je me triturais les méninges!
* qui vous rend nostalgique aujourd’hui: "You've got a friend" (James Taylor)
* que vous aimez d’un artiste que vous détestez: "Rhum & Coca-Cola" (Arielle Dombasle). J'adore cette chanson mais je ne supporte pas son interprète, en principe! Bizarre!
* que vous admettez aimer honteusement: "Sous le vent"
(Céline Dion/Garou), dégoulinant comme un tube de comédie musicale mais
qui me fait frissonner. Non, j'suis pas fière de moi...
* qui vous rappelle votre enfance: "J'ai un haricot dans l'oreille" (Nana Mouskouri)
* qui résume votre adolescence: "Comme toi" (entre autres!) de Jean-Jacques Goldman, qu'on écoutait en boucle avec les copines!
* dont vous aimez les paroles: "Ne me quitte pas" (Jacques Brel)
* avec laquelle vous aimez vous réveiller: Le chant des oiseaux (mon réveil en diffuse, ça tombe bien!)
* qui vous fait penser à quelqu’un qui est mort: "Le temps des cerises" que chantait (faux) ma grand'mère maternelle, au dessert des repas de famille...
* qui vous fait penser aux vacances: "La Macarena" et Dieu sait que je n'ai jamais dansé dessus, pourtant!!!
* qui vous fait penser à votre solitude: quelle solitude??? Seule, moi? Jamais! ;-)
* que vous pouvez chanter entièrement: Aucune! J'ai une mémoire passoire... Peut-être les tubes de Goldman, si on gratte bien et qu'on me met la musique.
* qui vous rappelle votre meilleur(e) ami(e): "Paraiso dos caballos"
(Barclay James Harvest) qui me rappelle ma meilleure amie de lycée,
complètement perdue de vue par la suite... C'est elle qui a coupé les
ponts...
Merci Speedy pour ce petit questionnaire qui m'a permis de me replonger
dans mon passé musical. Je suis sensée de transmettre à quelques
personnes. Allez-y, lecteurs fidèles, vous pouvez répondre dans les
commentaires ou alors sur vos propres pages!
(je ne sais pas pourquoi ce titre s'est imposé en latin, je ne l'ai jamais étudié à l'école!)
En cette fin d'année scolaire, les lycéens errent, désoeuvrés, à la
recherche de leur passé perdu. Et c'est comme ça qu'un certain nombre
d'entre eux reviennent sur les lieux de leurs méfaits, au collège, pour
rendre une petite visite de politesse à leurs anciens profs. Et
finissent immanquablement par passer la tête au CDI pour voir si je
suis toujours là et/ou si les lieux ont changé...
Il y a ceux qui font les kacous, qui regardent les "nains" de haut, avec juste ce qu'il faut de mépris pour marquer leur différence.
Il y a ceux qui reviennent un peu émus pour voir Mme Untel qui
discutait tout le temps avec eux après les cours, ou Mme Bidule pour
vérifier si elle est toujours aussi sévère.
Il y a ceux qui se rendent compte en revenant que le collège,
c'était pas si mal, que c'est tout petit et qu'on y était quelqu'un,
pas un simple nom sur une liste de 2000 autres...
Il y a ceux qui reviennent transformés par une orientation réussie ("Maintenant, ça va bien, m'dame, mon patron est content, je travaille bien!") et ceux qui reviennent nous faire part de leurs difficultés ("C'est dur le lycée, si on avait su, on aurait plus travaillé au collège!")
Il y a ceux qu'on ne reconnaît plus, tellement il sont changé physiquement. "Quoi, c'est toi, Xavier? Mais, quand je t'ai appris à lire, tu étais haut comme 3 pommes assises, tu mesurais 1,60m en 3e, comment est-ce possiiiible???!"
ou alors, plus fréquent, le cas des petites filles sages qui ont quitté
le collège l'an dernier et que l'on voit revenir avec 10 cm de plus, le
nombril à l'air, maquillées comme des voitures volées mais toujours
l'air très bien dans leur peau...
Bref, le temps passe, dans les écoles comme ailleurs, et je le regarde
défiler en essayant de rester zen. Parce que moi aussi, je vieillis et
peut-être un jour ne me reconnaîtront-ils plus...
Pensée spéciale pour un de mes "grands"
3e qui vient d'être renversé par une voiture et qui va finir l'année à
l'hosto. Celui-là, je ne pourrai même pas lui souhaiter bon vent...
Ce week-end, au lieu d'aller chercher mon pain à la boulangerie, j'ai
décidé de le faire moi-même. J'en ai déjà fait des tentatives, plus ou
moins réussies d'ailleurs... La plupart du temps, mon pain lève bien
mais il n'a pas un goût fantastique (un peu trop brioché à mon goût).
Bref, il y avait longtemps que je n'avais pas essayé, je me suis lancée.
Ingrédients:
500g de farine spéciale pain multicéréales + un peu de farine "normale" pour le plan de travail
1 cuillère à café de sel
1 sachet de levure de boulangerie express
275g d'eau tiède
Mélanger le sel et la farine multicéréales dans un saladier. Creuser un
puits au centre et verser la levure puis l'eau tiède lentement. Pétrir
avec entrain pendant un long moment (je
commence à la cuillère en bois et je termine à la main, c'est tellement
bon de pétrir cette pâte chaude, un vrai geste anti-stress!).
Quand la pâte est un peu élastique, couvrir le saladier d'un torchon et
laisser lever dans un endroit un peu chaud pendant 30 minutes (ma
cuisine au printemps l'est assez mais si on veut aller plus vite, on
peut faire chauffer le four à 40°C et laisser le saladier là, four
éteint...).
Après cette première levée, fariner un plan de travail et étaler la pâte pour faire un carré d'environ 20 cm de côté (pas fastoche quand elle est élastique!).
Rabattre les 4 pointes du carré au centre, puis encore une fois,
retourner le pâton et l'arrondir pour former une boule ou un cylindre (selon la façon dont on veut le faire cuire. Pour cuire dans un moule à cake, un cyclindre, c'est mieux!). Déposer le pain sur une plaque de cuisson farinée ou dans un moule (c'est ce que j'ai fait et je suis bien contente du résultat). Laisser à nouveau lever 40 minutes dans un endroit chaud.
15 minutes avant la fin du temps de levée, allumer le four à 240°C (four traditionnel) ou 220°C (chaleur tournante).
Faire une ou deux entailles sur le dessus du pain (le mien s'est un peu affaissé, j'ai craint le pire!). Enfourner à mi-hauteur du four pendant 30 à 40 minutes, avec un petit ramequin d'eau à côté.
Eh bien pour une première, ce fut une réussite! La maison embaumait le
pain chaud, je l'ai sorti du four juste avant le repas, la croûte était
bien dorée et une fois, refroidi, nous l'avons tout de suite goûté:
Croûte craquante, mie moelleuse, goût parfait, pas trop salé ni pas
assez.... Miam!!!
J'envisage depuis longtemps l'achat d'une machine à pain mais
finalement, pour ce que ça demande de préparation, je me demande si ça
vaut bien la peine...
J'ai fait mon pain dimanche matin, nous l'avons terminé hier soir
(mardi). Il n'était pas sec de tout, conservé dans un torchon! A
refaire!!!
Le seul inconvénient, c'est que quand on a du bon pain, j'ai tendance à en manger un peu trop...